Ma rencontre avec les lois biologiques
- Lucie Dallaire

- Feb 4
- 3 min read
Une vie active.
Une vie remplie.
Une vie… bien « normale ».
Et dans le peu de temps libre, j’explorais l’invisible avec une amie. On apprenait de gens comme Yann Lipnick, Serge Boutboul, Luc Bodin et plusieurs autres. On apprenait, on expérimentait, on s’ouvrait — juste pour le plaisir d’élargir notre vision du monde.
Au cœur de la famille, un défi immense
Mon plus jeune vivait avec une anxiété généralisée. Une anxiété lourde, envahissante, imprévisible. Nous consultions une psychologue, nous travaillions fort, et malgré tout, c’était crise après crise.
Si vous êtes parent, vous savez…Voir son enfant souffrir, ça écrase un cœur de mère. Un cœur de père aussi.
Les rentrées scolaires étaient un cauchemar.
Les transitions, un combat.
Les changements, une montagne.
Même partir en voyage demandait une préparation émotionnelle digne d’une expédition sur une autre planète. Nouvel avion, nouveau pays, nouveau décor… yen aura pas de facile!
Et puis mars 2020 est arrivé
Du jour au lendemain, plus de garderie.
Plus d’enfants à garder… seulement les miens et leur père, à la maison.
Et surtout :
Du temps.
Du silence.
Un espace que je n’avais pas eu depuis… toujours.
Et c’est là que le hasard — ou plutôt le non-hasard — s’est invité.
Je tombe sur une conférence de Saut Quantique :
« Le message caché de la maladie ».
Je clique.
Et je reste bouche bée.
Subjuguée.
Touchée jusqu’au fond du fond.
J’écoute tout, absolument tout ce que je peux trouver. Lorsqu’il y a l'annonce d'une rencontre virtuelle, je m’inscris, sans réfléchir.
Le moment qui a tout changé
Choisie au hasard (ou pas), je passe en rencontre.
J'ai choisi explorer mes ressentis de grossesse,
j’ai compris bien plus que ce que je cherchais.
Ce qui s’est passé… je ne m’y attendais pas.
J’ai braillé ma vie.
Parce que la grossesse de mon fils avait été un chaos émotionnel :
Des rénovations majeures, trois enfants en bas âge, maladie et décès dans la belle-famille, et surtout…
Mon père.
Diagnostiqué d’un cancer.
Décédé quelques jours avant mon accouchement.
Et avec la course folle de la vie après sa naissance,
je n’avais jamais fait mon deuil.
Je pensais que ce n’était “pas le temps”.
Que je “gérerais ça plus tard”.
Mais vous savez quoi?
Dans la vie, le plus tard finit toujours par frapper à la porte.
Est-ce que ça a été difficile? Oui.
Instantané ? Non.
Mais un jour…
Sans prévenir…
Mon fils n’était plus le même.
FLAK.
Comme ça.
On appréhende la rentrée au secondaire 1.
On se prépare à l’angoisse, aux pleurs, aux détours.
Mais non… Rien…
Il part, seul, sans crise, sans détresse.
Et nous, ses parents, on reste plantés là, bouche bée, incapables de comprendre ce miracle.
Si vous saviez…
Si vous saviez ce que les sept dernières rentrées avaient été…
Quel marathon émotionnel on faisait chaque année.
Et là, pouf.
C’est fini.
On dirait qu’il a perdu son étiquette d’enfant anxieux.
Enterrée à côté de mon père.
Que je peux maintenant célébrer… au lieu de pleurer.
Et c’est là que ma vie a pris un autre chemin
J’ai compris.
Vraiment compris.
J’ai alors décidé de suivre toutes les formations possibles.
D’apprendre.
De plonger.
De ne plus jamais ignorer ce que j’avais vu, senti, vécu.
C’est comme ça que je suis devenue Intervenante en lois biologiques.
Par amour pour mon fils.
Par amour pour mes enfants.
Par amour pour moi, par amour pour la vie.
Parce qu’à travers son anxiété…
C’est mon histoire qui demandait à être entendue.
Et depuis ce jour-là, je sais une chose :
Chaque symptôme parle.
Chaque émotion a une racine.
Chaque corps raconte sa vérité.
Et quand on écoute…
La vie change.
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